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	<title>Notules &#187; Place de la Toile</title>
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	<description>Chroniques vagabondes</description>
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		<title>Culture politique du Net</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Jun 2009 10:12:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>miladus</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Place de la Toile]]></category>

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		<description><![CDATA[Les élections iraniennes ont démontré d’une manière spectaculaire le potentiel politique des nouvelles technologies. Twitter et YouTube, comme d’autres services, sont devenus des armes pour une contestaion sans pareil: organisation de manifestations, reportages en temps réel, analyse des enjeux locaux et internationaux de la crise, tout semble surgir à travers un journalisme citoyen instantané, grâce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les élections iraniennes ont démontré d’une manière spectaculaire le potentiel politique des nouvelles technologies. Twitter et YouTube, comme d’autres services, sont devenus des armes pour une contestaion sans pareil: organisation de manifestations, reportages en temps réel, analyse des enjeux locaux et internationaux de la crise, tout semble surgir à travers un journalisme citoyen instantané, grâce au participatif. </p>
<p>Ce succès politique des plateformes du Web 2.0 reflète en premier le lieu une spécificité iranienne, fortement marquée par la densité et la maturité de sa blogosphère. Plus encore, elle confirme un adage bien connu: si les technologies sont neutres, leurs usages sont façonnées par des conditions socio-culturelles. Pour apprécier cette réalité, il suffit de comparer les usages politiques du réseau en Iran, en Chine et au Monde Arabe. Trois régions fortement soumises à la censure par des autorités souvent oppressives et soucieuses de contrôler la libre circulation de l’information en ligne.</p>
<p>Dans le cas Chinois, la surveillance et le filtrage s’associent souvent à la création de faux substituts des grands sites occidentaux (Google par exemple), présentant des informations partielles et épurées. Dans ce cas, la contestation passe par l’usage d’un langage codé et des technologies qui permettent de détourner les filtrages d’accès.</p>
<p>Dans le Monde Arabe, on est devant ou bien l’emprisonnement et parfois la torture d’internautes actifs et connus, comme en Égypte u en Tunisie, ou bien devant un filtrage excessif et généralisé comme en Arabie Saoudite 9l’Iran pratique toutes les formes de la censure du net …) .</p>
<p>La contestation iranienne, par contre, met en évidence surtout la primauté de l’accès comme droit fondamental. Mieux encore, elle démontre la puissance transformative d’un conflit de compétence numérique exploitée à la fois par les manifestatnts et le régime.. Ainsi, l’usage intelligent et astucieux  du mobile et de la géolocalisation, l’exploitation des aggrégateurs pour gérer la fiabilité de l’information, la mise en service du web social au profit de l’activisme politique.</p>
<p>Ce succès politique du réseau nous invite aussi à adapter un réalisme pragmatiste vis-à-vis la dimension politique du net: nos outils n’ont point un pouvoir nécessairement salvateur et utopiste. Ils sont façonnés par la compétence et les usages. Plus encore, ces outils sont aussi souvent et encore fragiles.</p>
<p>Twitter, par exemple, est une plateforme incontournable mais malheureusement toujours en quête de stabilité. Hier encore, les fonctions Recherche et Trends ( qui ont joué et continuent à jouer un rôle essentiel dan le cas iranien) ont été temporairement retirées à la suite de l’annonce du décès de Michael Jackson. Cette fragilité nous rappelle à la fois les contraintes imposées par l’infrastruture technologique mais aussi les vulnérabilités des politiques du réseau.</p>
<p>Néanmoins, il reste vrai que la contestation iranienne inaugure, au moins au Proche-Orient, un activisme politique ancré dans la culture numérique.</p>
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		<title>Une nouvelle vague</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Jun 2009 10:43:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>miladus</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Place de la Toile]]></category>

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		<description><![CDATA[L’annonce récente de Google Wave nous rappelle que les métaphores ont toujours joué un rôle décisif dans l’évolution de la culture numérique. Wave veut dire vague et salutaion (en mouvement) Le service est actuellement réservé aux développeurs mais il devra être ouvert au public prochainement. Qu’est-ce qu’une Wave? C’est tout d’abord un mélange intelligent de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’annonce récente de Google Wave nous rappelle que les métaphores ont toujours joué un rôle décisif dans l’évolution de la culture numérique. Wave veut dire vague et salutaion (en mouvement) Le service est actuellement réservé aux développeurs mais il devra être ouvert au public prochainement.</p>
<p>Qu’est-ce qu’une Wave? C’est tout d’abord un mélange intelligent de tout ce que l’on connaît bien: mail, tchat, et réseaux sociaux. Une page Wave présente l’utilisateur avec une barre d’outils et deux colonnes, une représentant les Contacts et la seconde l’espace consacré à la conversation.</p>
<p>Selon Google, Wave est un objet animé: mi-document, mi- conversation en temps réel. C’est aussi un espace collaboratif dans lequel les participants créent et modifient des documents de toutes sortes: textes, cartes, images, et vidéos. Plus encore, chaque interlocuteur peut modifier n’importe quel objet à tout moment et ces modifications sont visibles à tous les participants dans le temps réel. Les modifications sont archivées et peuvent être revues par chacun. Google présente cette nouvelle technologie comme une “réinvention” de l’email.</p>
<p>Il est évident qu’en grande partie cette ambition repose sur les acquis du Web social et de ses infrastructures. La conversation s’élargit et s’enrichit. La communication passe au temps réel, dans le sens le plus large du terme, et devient presque transmission instantanée. Le partage devient la norme.</p>
<p>Wave, même dans son état expérimental actuel, suscite plusieurs réflexions. Tout d’abord, c’est une plateforme qui est une “hybridisation” créative de technologies bien testées. Son innovation réside en grande partie dans son exploitation de ce qu’on pourrait désigner comme un désir de présence permanent. Agir et communiquer en temps réel, c’est habiter et peupler notre urbanisme virtuel d’une manière encore inédite. </p>
<p>Wave est aussi une technologie ouverte et neutre: elle peut être modifiée par tout développeur et utilisateur. Mieux encore, elle est simple: l’utilisateur a tous les choix. Il peut l’utiliser pour remplacer son mail comme pour créer un espace de travail avec ses collaborateurs. Elle incorpore une fonction d’archivage importante, qui rappelle les archives de l’historique de Wikipedia. Le réseau, grâce à sa dimension sociale, se crée une mémoire et se dote d’archives. Finalement, Wave est une technologie extensible: elle peut aussi être facilement intégrée à toute autre plateforme (sites, blogs, etc.).</p>
<p>L’un des aspects les plus intrigants de Wave, ce sont ses Robots. Un Robot est un agent intelligent qui participe à une conversation: il peut fournir des informations (Météo, Twitter, etc.) ou bien modifier des documents partagés.<br />
Google Wave représente une évolution potentiellement révolutionnaire qui nous invite à réfléchir sur l’avenir socio-politique des usages de la culture numérique .</p>
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		<title>Quel Web 3.0?</title>
		<link>http://www.notules.org/2009/06/quel-web-3-0/</link>
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		<pubDate>Fri, 12 Jun 2009 13:36:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>miladus</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Place de la Toile]]></category>

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		<description><![CDATA[La première moitié de 2009 a consacré le web social avec le succès mondial de Facebook. Elle a aussi révélé Twitter au grand public, inaugurant ainsi les pratiques associées aux mircoformats. Cette sociabilité ne doit pas nous faire oublier les nouvelles orientations qui promettent de façonner de nouveaux usages. Un exemple suffira pour nous donner [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La première moitié de 2009 a consacré le web social avec le succès mondial de Facebook. Elle a aussi révélé Twitter au grand public, inaugurant ainsi les pratiques associées aux mircoformats. Cette sociabilité ne doit pas nous faire oublier les nouvelles orientations qui promettent de façonner de nouveaux usages.<br />
Un exemple suffira pour nous donner une idée de ce Web 3.0: <a href="http://wolfromalpha.com/">WolframAlpha</a>. Au premier abord, WolframAlpha semble offrir une simple amélioration de la recherche en ligne. Il propose aussi un accès à la fois plus souple et plus structuré aux données disponibles sur le réseau. Enfin, il associe d’une façon simple et élégante, une plus grande liberté de choix des individus et la richesse du web sémantique et de la visualisation.<br />
WolframAlpha, bien qu’il soit actuellement relativement limité, nous présente des résultats “intelligents”, dans la mesure où il lie le mot recherché à de multiples sources d’informations, organisés selon des modes d’accès variables. Si l’internaute cherche par exemple Londres, il trouvera dans une belle page, une carte de la ville, les statistiques concernant sa population, les renseignements relatifs aux transports en commun, la température actuelle avec son historique, et l’histoire de la ville dans la version Wikipedia, etc. Il suffit de comparer cette page aux résultats normalement offerts par Yahoo!, Google, Bing et d’autres, pour apprécier l’évolution et son importance. Mieux encore, la page peut-être rapidement téléchargée en format PDF, permettant ainsi l’archivage et l’usage libre des données.<br />
Il est évident, en tout cas pour le moment, que WolframAlpha est plus puissant et plus riche quand il s’agit de questions scientifiques. Mais cela n’empêche point une harmonisation de l’approche avec les sujets les plus divers.<br />
Cette première mise en évidence de l’évolution de nos rapports avec l’environnement numérique préfigure un Web 3.0 plein de promesses et qui repose sur plusieurs facteurs: la maturité de l’infrastructure du Cloud Computing, l’importance de l’accès ouvert à l’information fiable et finalement de la richesse accumulée de notre savoir numérique. Elle annonce ainsi une mutation significative dans nos rapports avec la complexité du réseau et ses formes de savoir. Des outils intelligents correspondent au besoin de mieux sélectionner et mieux trier, mais aussi de mieux présenter les informations disponibles.<br />
Car WolframAlpha impressionne aussi par son aspect esthétique, surtout par son usage de la visualisation. L’image, dans ce contexte, n’est plus illustration: elle est un outil de savoir qui incarne l’intelligence de la culture numérique.<br />
Le Web 3.0 s’annonce déjà comme une extension érudite de notre urbanisme virtuel et comme une nouvelle invitation au voyage dans ses cités savantes.</p>
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		<title>Skype pour iPhone: Divorce ou convergence</title>
		<link>http://www.notules.org/2009/04/skype-pour-iphone-divorce-ou-convergence/</link>
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		<pubDate>Fri, 17 Apr 2009 10:33:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>miladus</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Place de la Toile]]></category>

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		<description><![CDATA[Skype vient de lancer son application gratuite pour le iPhone. Utilisable uniquement sur une connexion WiFi, elle modifie radicalement le statut du gadget d’Apple. Comment expliquer l’arrivée de la téléphonie gratuite sur le iPhone et quelles sont les conséquences de cette nouveauté? S’agit-il d’un divorce entre Apple et les fournisseurs mobiles? L’iPhone comme la grande [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Skype vient de lancer son application gratuite pour le iPhone. Utilisable uniquement sur une connexion WiFi, elle modifie radicalement le statut du gadget d’Apple. Comment expliquer l’arrivée de la téléphonie gratuite sur le iPhone et quelles sont les conséquences de cette nouveauté? S’agit-il d’un divorce entre Apple et les fournisseurs mobiles?</p>
<p>L’iPhone comme la grande majorité de ses rivaux ne sont pas de simples téléphones: ils sont, au contraire une nouvelle génération d’ordinateurs, à la fois portables et puissants, adaptés aux usages mobiles. Comme tels, ils ont été appauvris par les choix des fournisseurs mobiles, soucieux de préserver leurs avantages et leurs profits. L’arrivée de Skype ne fait qu’annoncer une évolution naturelle. Car l’outil invite des usages différents et qui dépassent de loin les contraintes imposées par les fournisseurs mobiles. Mieux encore, ces véritables portables accentuent la convergence entre réseaux sociaux, gestion de données et de présence dans le “nuage” et la globalisation des échanges entre utilisateurs.</p>
<p>Mais la téléphonie internet peut aussi susciter plusieurs difficultés. Une demande croissante pour un accès libre et généralisé au WiFi. Une volonté de déverouiller le iPhone afin d’éviter les prix et le blocages imposés par les fournisseurs mobiles. Et un usage encore plus important de l’iPhone et de ses équivalents pour accéder au net.</p>
<p>Ces trois difficultés exigeront de multiples négociations: négociations entre les fabricants des gadgets et des fournisseurs mobiles; négociations entre les utilisateurs et les forunisseurs d’accès WiFi, y inclus les autorités locales; et négociations entre les utilisateurs et les constructeurs de sites web.</p>
<p>Ces trois difficultés ont des conséquences économiques et culturelles importantes. D’une part, nous verrons probablement de nouveaux modèles de ventes des téléphones portables. Et, d’autre part, nous assisterons à une modification probablement lente mais à mon avis certaine, des sites web. La popularité de ces ordinateurs portables va entraîner des changements dans la conception comme dans le support des grands sites. Il va falloir penser aux utilisateurs mobiles, à leurs exigences d’un accès rapide et simple au contenu. Plus encore, il va falloir au financement de ces sites dédiés au mobile.</p>
<p>Dans ce sens, l’arrivée de Skype n’est qu’un premier signe d’une éventuelle convergence entre le réseau et le mobile. Mais au-delà de la téléphonie, cette convergence annonce une mutation importante: l’unicité et la simplicité d’accès, l’interopérabilité ouverte entre les plateformes et les services, l’harmonisation de l’expérience des utilisateurs à travers les multiples supports et, finalement, la maîtrise des coûts de cet accès universel.</p>
<p>S’il y a un divorce entre les fabricants et les fournisseurs d’accès mobile, c’est qu’il y a aussi un besoin de continuité dans l’expérience des utilisateurs à travers le réseau et ses nuages.</p>
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		<title>Un futur du livre numérique ?</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Apr 2009 15:38:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>miladus</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le livre numérique n’a pas encore réussi à séduire le grand public. Plusieurs raisons expliquent ce retard: formats souvent encombrants, des éditeurs toujours en quête de modèles économiques acceptables et des gestions de droits numériques draconiennes. La prolifération des liseuses, et ce malgré des progrès importants, n’a pas non plus fait avancer les choses. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le livre numérique n’a pas encore réussi à séduire le grand public. Plusieurs raisons expliquent ce retard: formats souvent encombrants, des éditeurs toujours en quête de modèles économiques acceptables et des gestions de droits numériques draconiennes. La prolifération des liseuses, et ce malgré des progrès importants, n’a pas non plus fait avancer les choses.</p>
<p>Il se peut que le changement viendra du côté du mobile. Adobe vient d’<a href="http://blogs.adobe.com/billmccoy/2009/04/announcing_open.html">annoncer</a> sa participation avec <a href="http://www.lexcycle.com/">Lexcycle</a> et l’<a href="http://www.archive.org/">Internet Archive</a>, à l’élaboration d’un nouveau standard: l’<a href="http://code.google.com/p/openpub/wiki/OPD">Open Publication Distribution System</a>. Quels sont les avantages de cette nouvelle architecture?</p>
<p>En premier lieu, c’est une technologie déjà en partie en usage grâce au succès de <em>stanza</em>, une des applications les plus populaires sur l’iPhone et disponibles sur tous les autres supports. Mieux encore, il s’agit de créer un système ouvert qui permet l’accès au catalogue de livres disponibles, à leurs descriptions, mais aussi à toute autre publication en ligne. La technologie utilisée est une modification d’<a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Atom_(standard)">Atom</a>, l’un des 2 protocoles pour les flux <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/RSS">RSS</a>. Les documents seront en format <a href="http://www.openebook.org/">ePub</a>.</p>
<p>Ensuite, comme le modèle de stanza le démontre, cette nouvelle architecture est conçue pour fonctionner sous un régime mixte. Elle rassemble sous un accès unifié des services gratuits et des services payants. En d’autres mots, l’utilisateur pourra consulter le catalogue des éditeurs, ceux de <a href="www.feedbooks.com/">Feedbooks</a> ou du <a href="http://www.gutenberg.org">Projet Gutenberg</a>, ou de la presse quotidienne. Plus encore, le format ouvert permet aux individus comme au groupes autonomes de publier et d’avoir accès à un grand public.</p>
<p>La culture numérique a bien fragilisé tous les secteurs des métiers du livre. Mais des nouveaux développements, comme celui représenté par stanza, promettent de nouvelles occasions. Pour les libraires par exemple, ils peuvent maintenant être présents dans ce secteur sans être obligés de passer par les grands distributeurs du réseau (Amazon et la Fnac). Car en un sens le projet  représenté par cette nouvelle architecture est en opposition directe avec Amazon et son <em>Kindle</em> qui essaie de contrôler à la fois les standards comme la distribution des livres numériques. Pour les éditeurs aussi, cette nouvelle présence va leur donner l’occasion de développer des offres numériques souples et variées tout en respectant les contraintes imposées par  les droits d’auteur.</p>
<p>En fin de compte, <em>stanza</em> comme le nouveau standard, incarnent ce qui est le mieux et le plus puissant dans la culture du libre: la disponibilité d’une multiplicité de ressources (auteurs, éditeurs et libraires), la cohabitation harmonieuse du gratuit et du payant, une liberté dans la gestion de l’offre (en opposition avec le modèle d’une boutique unique) et la simplicité des interfaces. Les standards ouverts restent les meilleurs moyens pour le futur de la culture dans le numérique.</p>
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		<title>&#8220;Place de la Toile&#8221; à La Cantine</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Apr 2009 10:50:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>miladus</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;émission sera enregsitrée à La Cantine le 22 avril de 18h à 21h et sera diffusée le vendredi 24 avril sur France Culture.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://lacantine.org/events/enregistrement-en-public-de-place-de-la-toile-une-emission-de-france-culture">L&#8217;émission sera enregsitrée à La Cantine le 22 avril de 18h à 21h</a> et sera diffusée le vendredi 24 avril sur France Culture.</p>
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		<title>Une solution pour les indécis: Hunch</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Apr 2009 12:07:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>miladus</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vous êtes indécis. Vous hésitez entre un Mac et un PC, ou bien vous n‘êtes pas sûr quel roman de la rentrée il vous faut lire. Ne vous inquiétez pas: Hunch, un nouveau site qui vient d’être annoncé est là pour vous aider. Hunch est une aide à la décision ouverte au grand public. En [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous êtes indécis. Vous hésitez entre un Mac et un PC, ou bien vous n‘êtes pas sûr quel roman de la rentrée il vous faut lire. Ne vous inquiétez pas: <a href="http://hunch.com">Hunch</a>, un nouveau site qui vient d’être annoncé est là pour vous aider. Hunch est une aide à la décision ouverte au grand public. En apparence, assez simple, le site, s’il s’avère un succès, représente une évolution importante dans la sociabilité numérique.</p>
<p>La version béta est simple et élégante: l’utilisateur répond à une dizaine de questions et le site commence à lui fournir des conseils. Le principe du site dépend de la densité et la fréquence de son usage. En d’autres mots, il lui faut du temps pour mieux apprendre afin de mieux répondre aux questions des internautes. C’est le modèle désormais classique de la longue traine et de la sagesse de la foule. L’outil et la plateforme sont façonnés par l’usage, et l’usage s’insère dans une dynamique à la fois individuelle et collective.</p>
<p>Hunch représente une nouvelle tournure dans une civilisation qui est sans cesse en train de négocier entre le vivant et l’intelligent, entre le social et le virtuel. Il combine plusieurs éléments jusqu’à présent séparés: une forme d’intelligence artificielle, la dimension participative illustrée par Wikipedia, la personnalisation associée aux réseaux sociaux et la généralité des savoirs qu’il revendique (achats, vie privée, études, etc.). Cette convergence reflète en quelque sorte une “maturisation” de ces technologies. Mieux encore, elle incarne un nouveau potentiel de la sociabilité numérique émergente.</p>
<p>Plusieurs servies existent déjà pour répondre aux questions des internautes: des Forums, des sites dédiés (Yahoo Answers, etc.). Mais la nouveauté ici consiste dans l&#8217;assemblage et dans la forme. A la fois réseau social et source d’information, Hunch se présente aussi comme un lieu qui permet d’éviter la grande confusion parfois ressentie quand on cherche des évaluations de produits et de services divers. En d’autres mots, Hunch fonctionne aussi comme un moteur de recherche restreint mais plus puissant. Parce que comparatiste, exploitant les opinions et les choix de ses membres.</p>
<p>Ce modèle peut aussi montrer la voie à d’autres plateformes Web 2.0 en quête de revenus. Personnalisation et libre choix peuvent s’allier à un modèle économique  qui saura équilibrer les intérêts de ses utilisateurs avec ceux des fournisseurs.</p>
<p>Mais, en fin de compte, Hunch accentue une tendance déjà fortement ressentie: celle de la fragilisation des intermédiaires. Ici, les internautes eux-même se constituent en experts. Leurs recherches et leurs questions sont traduites, au fur et à mesure, en opinions et en décisions. Démocratisation ou bien banalisation des autorités? Reste à voir.</p>
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		<title>Une nouvelle géographie humaine</title>
		<link>http://www.notules.org/2009/02/une-nouvelle-geographie-humaine/</link>
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		<pubDate>Fri, 27 Feb 2009 11:12:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>miladus</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Web est une véritable tour de Babel. Une multiplicité de langues, de protocoles et de standards se rejoignent pour le faire fonctionner. Depuis ses premiers jours, les Navigateurs ont joué un rôle essentiel dans son succès et son évolution. Du mode de simple texte avec hyperliens à nos jours, HTML a été la lingua [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Web est une véritable tour de Babel. Une multiplicité de langues, de protocoles et de standards se rejoignent pour le faire fonctionner. Depuis ses premiers jours, les Navigateurs ont joué un rôle essentiel dans son succès et son évolution. Du mode de simple texte avec hyperliens à nos jours, HTML a été la lingua franca du réseau. Donnée comme presque morte ou dépassée par certains, surtout après le succès du Web 2.0, il semble qu’elle sera ressuscitée grâce à la version 5.0 en cours.</p>
<p>HTML 5.0 répond à l’état actuel du net et nous donne une idée de ses possibles orientations futures. Elle intègre toutes les fonctions multimédias ou interactives qui nous sont devenues familières. Mais aussi, elle renforce la convergence entre le réseau, le fixe et la téléphonie mobile. Elle semble ainsi être motivée par un double souci: d’une part, elle est la consécration du participatif avec le support intégré d’un grand nombre de formats et de ressources. D’autre part, elle accentue la migration vers le Nuage, vers ce Cloud Computing dans lequel l’essentiel revient à avoir accès en permanence non seulement à l’information, mais à son information.</p>
<p>Dans cette perspective, HTML 5.0 (comme d’ailleurs XHTML et autres formats) représente une étape importante de l’évolution de notre culture numérique. Le poste fixe, et ce malgré les développements continus de ses systèmes d’exploitation, est en train de devenir un lieu de passage et un port vers le grand océan numérique. Tout ou presque tout se trouve ailleurs, chez des fournisseurs dispersés entre les continents et des serveurs dans toute la planète. Le disque dur se réduit de plus en plus en un site d’archive local, souvent incomplet et partiel. Ainsi, HTML 5.0 permet de continuer de travailler sur certains documents en ligne même si on est déconnecté. Elle envisage aussi le Web comme un lieu d’interactivité et d’échanges permanents. HTML n’est plus une langue visant la simple mise en page de textes: elle est devenue, grâce à nos usages, un standard pour créer des applications.</p>
<p>Cette nouvelle époque suppose un accès quasi permanent au réseau; elle déplace les “foyers” numériques de l’espace relativement privé des postes fixes vers le réseau. Elle transforme aussi la nature même de l’information. Présence et traçabilité deviennent une fonction de distinction, une manière d’être dans la nouvelle sociabilité. Nous circulons tous, avec nos identités multiples, dans ces lieux de découverte, de trouvailles et d’apprentissage.</p>
<p>L’importance continue des Navigateurs témoigne  de l’émergence d’une nouvelle géographie humaine, d’un nouvel urbanisme virtuel. </p>
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		<title>Effacer est un droit</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Feb 2009 14:49:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>miladus</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Avec les réseaux sociaux, la traçabilité est le mot du jour: présence, échange, partage et surtout archivage. Mais qui est véritablement le propriétaire de toute cette activité? L’utilisateur ou bien le fournisseur de plateforme? La question est importante car elle risque de décider du futur statut juridique de l’interactivité comme de la sociabilité émergente. Facebook [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Avec les réseaux sociaux, la traçabilité est le mot du jour: présence, échange, partage et surtout archivage. Mais qui est véritablement le propriétaire de toute cette activité? L’utilisateur ou bien le fournisseur de plateforme? La question est importante car elle risque de décider du futur statut juridique de l’interactivité comme de la sociabilité émergente.</p>
<p>Facebook a essayé de franchir un premier pas décisif en modifiant ses conditions d’utilisation, et en s’arrogeant le droit perpétuel d’archiver et de ré-utiliser les données et l’historique de ses membres. Bien que cette modification ait été retirée après un début de révolte de la part des utilisateurs, les soucis qu’elle suscite restent. Comment penser les rapports entre communiquer, partager et la propriété et la responsabilité? Peut-on et doit-on avoir le droit de vraiment effacer les traces de notre présence sur un réseau social? Comment protéger les individus contre la surveillance, contre l’exploitation de leurs données publiques et privées? Et comment préserver aussi la cohérence de ce riche dialogue interactif? Il nous faut une réflexion sur la gestion des nouvelles formes d’information produites par le succès du social dans cette nouvelle sphère publique.</p>
<p>La poste livre le courrier: elle n’en est point la propriétaire. Nos conversations téléphoniques peuvent être écoutées, mais ne sont pas enregistrées par défaut. Avec les réseaux sociaux, et grâce à la nature même de l’objet numérique, nous avons des cadres vides, peuplés par notre activité et nos données, et qui monétarisent notre désir de communiquer et de partager. Mais surtout, ces réseaux semblent vouloir ériger des archives sans oubli. C’est une forme de transparence absolue, de présence permanente. Cette conversation globale peut devenir un piège, car elle est, pour l’instant, à sens unique. Elle transforme la nature même de l’acte de communiquer, en y ajoutant une valeur économique ou politique, au service de la publicité ou du pouvoir. La traçabilité continue a ses avantages certes, mais aussi ses risques et ses dangers.</p>
<p>Les états, au lieu de se soucier exclusivement du copyright, doivent aussi protéger les droits émergents de leurs citoyens dans cette sociabilité. Car nous sommes tous devenus des auteurs. Il faut penser non pas seulement aux données privées, mais aussi aux données publiques, à tout ce qui est visible et lisible, sur les plateformes et dans les archives. </p>
<p>Une première réflexion sur ces questions vient d’être lancée au sein même des réseaux sociaux. Il faut juste se rappeler que, dans ce cadre au moins, effacer n’est pas un privilège, mais un droit.</p>
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		<title>Localiser, Surveiller ?</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Feb 2009 13:33:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>miladus</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Place de la Toile]]></category>

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		<description><![CDATA[Les réseaux sociaux sont des plateformes de partage. Sur un site comme Flickr, les photos sont souvent géotaguées: elles sont ainsi facilement liées à un lieu précis, ce qui permet de les associer à d’autres photos selon des critères géographiques. Plusieurs services existent déjà permettant aux internautes d’utiliser les services de géolocalisation: Twinkle, par exemple, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les réseaux sociaux sont des plateformes de partage. Sur un site comme Flickr, les photos sont souvent géotaguées: elles sont ainsi facilement liées à un lieu précis, ce qui permet de les associer à d’autres photos selon des critères géographiques. </p>
<p>Plusieurs services existent déjà permettant aux internautes d’utiliser les services de géolocalisation: Twinkle, par exemple, permet aux usagers de Twitter suivre des Tweets qui sont dans leur proximité. Plazes, un service récemment acheté par Nokia, associe géolocalisation à toute une gamme de supports: téléphonie mobile, blogs, microformtas. L’annonce récente du service de géolocalisation de Google, baptisé Latitude, vient ainsi s’insérer dans la continuité de ces offres. </p>
<p>Pour utiliser Latitude, il suffit d’un compte Google et d’un portable. Une fois l’utilisateur active le service, il peut choisir avec qui partager sa position, selon quelles modalités et sous quelles conditions la masquer. Google vient d’annoncer aussi le même service pour Gmail: l’utilisateur a maintenant le choix d’afficher sa position en l’associatint à sa signature.</p>
<p>Si Latitude n’est pas innovateur, il est important en partie grâce à son intégration avec les autres services offerts par Google, comme le Carnet d’adresses (et probablement son Calendrier). D’une part, il banalise la géolocalisation en l’intégrant à la messagerie, mais il la généralise aussi en permettant un passage transparent entre plusieurs types de réseaux: du GPS, au WiFi et au Cellulaire. Il représente ainsi une nouvelle étape de la convergence entre internet et le mobile et qui promet, s’il s’avère populaire, de modifier le paysage du social numérique.</p>
<p>Il présente aussi de grands risques. En premier lieu, Google aura accès à de nouvelles données concernant les déplacements de millions de personnes. Ces données, affichées ou non, sont précieuses pour Google, lui permettant de moduler et de raffiner ses offres publicitaires. Cet visibilité quasi-permanent invite ainsi à la prudence et à la réflexion. Elle fragilise davantage l’anonymat. Elle offre potentiellement de nouvelles opportunités à la censure, au contrôle et à l’exploitation des données privées.</p>
<p>Il est vrai que les utilisateurs peuvent choisir leur mode de présence sur ce réseau de géolocalisation. On peut même afficher de fausses localisations. Mais l’essentiel est ailleurs: une fois activé, le système continue à tracer tout usager inscrit. Qui aura accès à ces données archivées et qui sera en contrôle de leurs usages? Le passé récent nous a montré que les géants du numériques ne résistent pas assez aux pressions des autorités politiques. Il nous faut rester vigilant pour que géolocaliser ne devienne pas une nouvelle manière de surveiller.</p>
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